L'élaboration de cette toile s'est déroulée entre mai et septembre 2018. Un peu à la manière d'un cinéaste qui se voit confier la tâche de revisiter un classique. En l'occurence "La Chasse Galerie" publiée en 1891 par Honoré Beaugrand avec des illustrations d'Henri Julien. Cette histoire et sa représentation visuelle est ancrée dans l'imaginaire québecois. On peut y percevoir nombre de sous-entendus... Les contes et légendes s'y prêtent bien. Ce fut l'occasion pour moi de plonger dans mon patrimoine. Sachant qu'il est multiple et métissé. Au-delà de l'histoire originelle, l'image de ces "bras cassés" m'émeut. Ces hommes se retrouvant dans une situation hasardeuse qui leur échappe, empêtrés dans le courant qui les emportent. Vers leur perte ? Leur salut ? Ou tout simplement vers une envie de vivre pleinement malgré les risques... Pure folie épicurienne ou instinc de survie... Un mélange des deux. Sans folie l'homme est plus petit.
résumé... un groupe de bûcherons québécois de la Gatineau, le soir du Réveillon, prennent envie d'aller rendre visite à leurs blondes vivant cent lieues plus loin. Mais le seul moyen de faire ce chemin et de revenir à temps pour travailler le lendemain matin est de participer à la fameuse chasse-galerie. Les bûcherons font un pacte avec le diable : leur canot s'envole dans les airs et les transporte à toute allure, mais ils ne devront pas blasphémer durant la traversée, ni heurter le canot aux clochers d'une église, et être de retour avant six heures le lendemain matin. Dans le cas contraire ils perdraient leurs âmes. Pour s'assurer de respecter ces règles, les hommes se mettent d'accord pour ne plus boire une autre goutte d'alcool avant la fin de leur voyage.
Les péripéties et la fin de l'histoire varient suivant les versions. En général, les hommes parviennent à conserver leur âme.
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Existe aussi en édition limitée / numérotée / signée / 10 exemplaires
Tirage Fine-Art imprimé sur papier d’art. Encres pigmentaires Epson K-3.
Format : 70 x 100 cm