









Québec, été 2021
En plein ménage dans la maison familiale, je retrouve les boîtes de mes jouets préférés, usées par le temps et gorgées de souvenirs. Mondes imaginaires dans lesquels j'ai voyagé sans passeport.
Le personnage de GIJOE tenait à cette époque plus de l'explorateur que du militaire. Il n'en reste pas moins qu'il est imprégné, comme la poupée Barbie, des clichés, stéréotypes propres à cette période d'insouciance généralisée qu'ont été les années 60-70.
L'illustration de la boîte revet un aspect aujourd'hui désuet, voir troublant avec le chapeau colonial ; peintures réalistes d'un univers phantasmé. Loin de moi l'idée d'en faire un manifeste mais plutôt l'occasion de regarder avec le recul cette iconographie du jouet, du jeu, de l'imagination, de l'enfance. Et qu'au final l'écho de cet imaginaire révèle les failles de notre époque contemporaine. C'est le principe même de l'histoire.
Les deux emballages ayant la même dimension, l'idée d'un dyptique me semblait logique. Sur le visuel "Hélicoptère", le personnage s'apprête à porter secours. Mais à qui ? C'est la clé de la narration picturale qui s'ammorce. Contrairement à l'illustration "Jeep", avec son personnage aux allures de conquérant néo-colonialiste, il y a moins d'ambiguité sur celle-ci. Mais certains mots sont porteurs d'un potentiel double-sens...
making of : Genèse des tableaux