




À l'origine de ce tableau, une commande privée motivée par le souhait d'une œuvre inspirée par une personne chère au yeux du commanditaire. Selon ses dires : "s'il en fut une, Simone fut ma muse… M'apprenant l'ouverture, l'intelligence, le raffinement, l'esprit… elle a fait partie du personnel d'origine de l'ONU, dès sa création après la guerre en tant que traductrice. Elle a vécue avec le peintre Alfred Pellan dans les années 40. Fernand Léger tomba fou amoureux d’elle jusqu’à la demander en mariage. Elle refusa. Trop vieux. À la fin des années 50 elle joindra une délégation de l'ONU en Somalie où elle vivra et travaillera 2 ans. Elle y connaîtra Pepino, général italien qui deviendra son mari et qui l’emmènera vivre à Rome. Grande amatrice de dry Martini, elle fumait beaucoup, lisait beaucoup, s'intéressait à tout et avait un esprit libre et indépendant comme bien peu de femme à cette époque. »
Construit autour du portrait de Simone, ce tableau s'inspire de plusieurs éléments, détails, qui eux-mêmes renvoient à d'autres, comme un jeu de pistes multiples. Chaque image rapportée, chaque mot y figurant a, de près ou de loin, sa propre légitimité dans l'histoire.
Le collage commence par un emprunt. Un petit bout de l’intimité de quelqu’un que je réinterprete. Lui redonner vie sous une autre forme en recréant une histoire à travers une émotion. Comme une communion harmonieuse entre le terrestre humain et les esprits intemporels. Avant tout, respecter la personne qui t’inspire et l’histoire qu'elle me donne à raconter. Devoir de mémoire d'une réalité sublimée.
Véritable communion avec le sujet, l’élaboration de ce tableau ne fut qu’une suite de moments privilégiés où j'étais à la fois acteur, témoin, traducteur, spectateur... Grand merci à D. de m'avoir fait confiance. Merci de m'avoir laissé entrer dans l'univers de Simone si précieux à tes yeux. Je la connais bien maintenant. Nous sommes devenu amis.